18 décembre 2007

Communiqué de presse du Collectif suite au vote du Conseil de Paris

Ainsi, le Père UBU a vaincu Descartes.

Paris, qui avait déjà deux stades presque toujours vides, en veut donc un troisième qui sera mis à disposition exclusive, pour une douzaine de matchs par an, d’une société commerciale détenue à 98% par un millionnaire qui ne mettra pas un euro dans cette affaire.

La ténacité, l’opiniâtreté des promoteurs de ce projet ont eu raison de la logique sportive et économique.

L’implication personnelle du maire de Paris pendant une période de marchandages préélectoraux a été déterminante. Un projet davantage porté par le monde du spectacle que par le milieu sportif a donc été voté par des conseillers municipaux qui ont :

-          oublié leurs promesses sur l’environnement, la préservation des arbres centenaires, les engagements de rééquilibrage sur l’est de Paris ;

-          négligé l’absence totale d’étude indépendante sur l’utilisation possible de Charléty et du Parc des Princes.

Les sportifs, les scolaires, les riverains, les contribuables parisiens ont donc perdu cette bataille. Il est évident qu’ils n’ont pas perdu cette guerre.

Les fonctionnaires de la ville de Paris, anormalement zélés sur ce dossier et qui n’ont cessé de répandre des informations erronées, vont maintenant  commencer leur parcours d’obstacle et les juges seront, eux, indépendants.

En attendant, la mairie de Paris va tenter d’expliquer, à tort, que les pelouses d’Auteuil peuvent remplacer le Stade Jean Bouin.

Quant à nous, notre détermination est intacte, certains de défendre l’intérêt général. Nous restons confiants dans l’échec final de ce projet absurde, inutile, ruineux et qui ne s’intègre dans aucune vision globale du sport à Paris.

Jacques LELIEVRE
Président du Collectif

Ces stades qui coûtent cher aux contribuables

8d499857dfe798db861fdbe6d51bc298.jpgL’édition du jour du Parisien a réalisé un très intéressant dossier sur « ces c640f21c84cad2c7383ae57ce67d40bd.jpgstades qui coûtent cher aux contribuables ». Le projet de démolition-extension porté par Max Guazzini et le Maire de Paris est évidemment abondamment cité. De quoi faire réfléchir les Conseillers de Paris qui doivent examiner aujourd’hui une délibération « en vue de la démolition partielle puis de la reconstruction du stade Jean Bouin, avec création d’un parc de stationnement et de locaux d’activités économiques ».

 


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17 décembre 2007

A lire avant le Conseil de Paris

62d6eb43d6129db0a8afc332405f1fa8.jpgLe mercredi 5 décembre 2007, la ville de Paris a organisé une conférence de presse à l’Hôtel de ville afin de présenter son projet de rénovation du stade Jean Bouin et d’aménagement des pelouses de l’hippodrome d’Auteuil.

Lors de cette conférence de presse, un dossier a été présenté et remis aux journalistes présents afin d’expliquer et de justifier le projet.

Nous avons eu connaissance des arguments soutenus par la ville et avons été choqués par la présentation des choses.

Afin de rétablir la vérité sur ce dossier, nous vous commentons ci-après chacun de ces arguments présentés par la ville de Paris lors de cette conférence de presse.

Dans une démocratie participative, il est fondamental que les gens soient réellement informés en toute impartialité, surtout avant un vote aussi important que celui que vous aurez à faire sur le sujet lors du conseil de Paris des 17 et 18 décembre 2007.

Le Collectif

Pour lire le document, cliquez sur le lien : Commentaires_du_Collectif_sur_les_arguments_d-velopp-s_pa...

Ile-de-France Environnement et la Plate-forme des associations parisiennes d’habitants apportent leur soutien au Collectif

8c258514132a872dc9d34302dd5ea8a6.jpgLa motion de la Plate-forme des associations parisiennes d’habitants (cliquez sur l'image)

 

 

 

 

 

Le texte du relevé de décision du bureau d’Ile-de-France Environnement du 6 décembre 2007 :

Les projets d’équipements sportifs du 16ème et du. Bois de Boulogne

La ville de Paris souhaite transformer le stade Jean Bouin pour le dédier exclusivement au rugby professionnel, en réalisant un stade couvert de 20 000 places pour un coût de 70 millions d’Euros. Mais 2 700 scolaires fréquentent ce stade régulièrement et leur transfert vers des aménagements prévus sur la pelouse de l’hippodrome d’Auteuil (sauf pendant les 45 jours de courses hippiques annuels) n’est pas satisfaisant. Ce projet ne semble pas cohérent car, d’une part un stade de 20 000 places peut sembler insuffisant pour les rencontres de rugby qui accueillent quelquefois un nombre plus important des spectateurs, et d’autre part, il existe à Paris, un stade inutilisé, le stade Charléty (20 000 places), qui a été complètement réaménagé pour plus de 100 M€, dans les années 90.
Par ailleurs, la Fédération Française de Tennis projette une extension de Roland Garros, sur le stade Hébert sous la forme d’un « dôme » qui serait une salle de spectacle couverte de 15 000 places. Là aussi, les 3 500 scolaires qui fréquentent ce stade seraient transférés sur la pelouse de l’hippodrome d’Auteuil.
Enfin, dans le jardin d’acclimatation du Bois de Boulogne, serait construit un « centre culturel Louis Vuitton » de près de 12 000 m2, culminant à 46 m de hauteur.
La coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne entend s’opposer à ces projets, y compris par des recours à la justice. La Plateforme des associations Parisiennes rédigera une motion sur ces projets et la proposera à IDFE.

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